Réduire le stress et améliorer la santé mentale des femmes autochtones séropositives et séronégatives

Des communautés font équipe avec des partenaires pour promouvoir des stratégies de réduction du stress fondées sur les connaissances autochtones

Dre Anita C. Benoit

Dre Anita C. Benoit

La Dre Anita C. Benoit est scientifique auxiliaire à l’Institut de recherche de l’Hôpital Women’s College et professeure adjointe à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto.

Au Canada, le pourcentage des femmes autochtones recevant un diagnostic de VIH correspond à plus du double de celui des femmes non autochtones (48 % contre 20 %). Cela dit, malgré le besoin évident, très peu d’études sur le VIH ciblent à la fois les femmes autochtones séropositives et séronégatives, et les initiatives de prévention du VIH.

Chercheuse micmaque ayant des liens familiaux à Brantville (communauté située dans la péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick) et dans la Première Nation Esgenoopetitj (située près de Miramichi, au Nouveau-Brunswick), la Dre Benoit est empressée de combler l’écart entre la recherche fondamentale et la recherche en sciences humaines pour examiner le rôle du stress chronique dans les résultats de santé des femmes autochtones.   

En collaborant avec des femmes autochtones, d’autres chercheurs et des groupes communautaires à cerner les facteurs de stress dans la vie quotidienne des femmes autochtones, la Dre Benoit espère concevoir des interventions de réduction du stress combinant les pratiques culturelles autochtones avec les méthodes classiques d’autogestion du stress. De plus, elle s’attend à ce que ces interventions donnent aux femmes l’occasion d’affirmer leurs forces et de transmettre leurs connaissances. 

Contribuer à l’épanouissement des femmes est le meilleur moyen de garantir l’essor des communautés autochtones à l’échelle locale, nationale et mondiale.

« Le financement que j’ai reçu des IRSC durant mes stages postdoctoraux, et que je reçois aujourd’hui en début de carrière, a été essentiel à mon développement comme chercheuse francophone d’origine acadienne et micmaque. Cela m’a permis d’établir des relations primordiales avec des femmes vivant dans des communautés autochtones afin de mieux adapter la recherche en santé à leurs intérêts et besoins. Je peux aussi réfléchir à la manière de développer mon programme de recherche. »

Dre Anita C. Benoit
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